Ateliers, parcours insolites, rencontres… Parallèlement à leur programme d’expositions habituel, les institutions culturelles proposent des pas de côté destinés à une grande variété de publics. Dans ce numéro, nous avons testé pour vous les visites-dégustations du musée des Beaux-Arts Jules-Chéret de Nice.
Cette année, le musée des Beaux-Arts Jules-Chéret célèbre le centenaire de la rétrospective consacrée à Maurice Denis (1870-1943), à Nice en 1925. Cet hommage met en évidence le rôle déterminant des séjours entrepris par l’artiste dans le sud de la France entre 1906 et 1922. Sa palette claire aux accents bleutés et rosés traduit un nouvel élan créatif et l’inscription de son oeuvre dans l’atmosphère apaisée de l’entre-deux-guerres. Bonne nouvelle : l’exposition est prolongée jusqu’au 10 mai 2026. Par ailleurs, le bâtiment, classé au titre des monuments historiques, se trouve au coeur d’un ambitieux projet de rénovation.
Cap sur la Côte d’Azur ! Depuis 2022, le musée des Beaux-Arts Jules-Chéret de Nice, ancienne villa construite pour une princesse russo-ukrainienne et acquise par la Ville en 1926, propose des visitesdégustations au sein de ses expositions temporaires. D’une saison à l’autre, Diane et Daniele Mundo, les fondateurs du restaurant L’Ardoise, s’inspirent des oeuvres accrochées au premier étage pour concocter cinq bouchées, salées et sucrées. Cette division rappelle les étapes d’un repas complet. Dans le cadre de l’exposition « Maurice Denis, années 1920. L’éclat du Midi », des rillettes de poisson en forme de petites balles jaunes dialoguent avec Tennis II, Nausicaa (1913). Quant aux sablés surmontés d’une crème au citron et de meringues colorées, ils renvoient au vitrail de la chapelle du Prieuré de Saint-Germain-en-Laye (1919-1920) dont un fac-similé conclut presque le parcours. Les spectacteursgoûteurs sont parfois invités à deviner certains ingrédients. Avis aux gourmands : si vous préférez manger assis, l’expérience se décline à l’extérieur de l’institution. L’Ardoise propose des « visites-déjeuners » entre ses murs. Au menu : des plats entiers aux saveurs artistiques.
Photos : Philippe Portalier
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